01 mai 2007

Il s'est passé quelque chose sur la Chaîne parlementaire ou plutôt Stade Charléty

Dirons-nous, au soir du 8 mai, que tout a basculé le 1er? ou mettrons-nous le curseur l'avant-veille, lorsque Nicolas Sarkozy a brutalement durci le ton, critiquant sévèrement l'héritage de Mai 68 et jetant le bébé avec l'eau du bain?

A quelques jours d'un scrutin décisif, un candidat, donné favori, a-t-il pu se tromper de message en s'aliénant les enfants et petits-enfants des accords de Grenelle, en refusant d'appeler un chat un chat et François Bayrou par son nom ?

Dans ce cas, la candidate Ségolène Royal, n'avait plus qu'à se baisser pour ramasser les déceptions qui jonchaient le sol. Elle a eu beau jeu tout à l'heure de dénoncer ceux qui opposent les chômeurs aux travailleurs; ceux qui répudient l'héritage de mai 68; il lui était facile de parler d'une France apaisée, réconciliée, alors que son concurrent électoral avait ravivé si violemment les émotions négatives du passé.

Je me pose de telles questions, non par dépit ou nostalgie mais par goût de la stratégie en général et politique en particulier.

Les sondages et les urnes nous diront si, parce qu'un Homme reste un Homme, Nicolas Sarkozy a péché par orgueil en refusant de tendre la main à François Bayrou, égratignant ainsi l'orgueil de ses 8 millions d'électeurs; si le Nicolas Sarkozy qui défilait contre les manifestants en 68, a percé sous l'homme politique accompli dont le plan de tournée électorale et les meetings étaient réglés au détail près, au point qu'on en avait oublié que l'Homme est humain. Tout comme Zinedine Zidane, l'été dernier, à 2 doigts de la victoire, nous en avait déjà donné une démonstration éclatante, une démonstration affligeante tant nous attendons des grands Hommes qu'ils restent grands.

Posté par marionline à 21:11 - Commentaires [0] - Permalien [#]


Commentaires sur Il s'est passé quelque chose sur la Chaîne parlementaire ou plutôt Stade Charléty

Nouveau commentaire